Le HOWTO du Terminal X Scot W. Stevenson (scot@catzen.gun.de) Adaptation francaise : Pierre Vassellerie (Pierre.Vassel- lerie@obspm.fr) Version 1.0f BETA (11 Novembre 1996) Ce document est une breve introduction a "Comment connecter un Termi- nal X a un PC sous Linux". Il necessite une connaissance de base du systeme X Window, de l'adressage TCP/IP et des cartes Ethernet. 11.. HHoommmmaaggee eett ddeeddiiccaaccee ""AA RReennee,, llee ttrraadduucctteeuurr.."" 22.. IInnttrroodduuccttiioonn Ceci est la premiere version du document et devra etre consideree comme BETA. Ce document est plus une methode d'installation qu'un document complet sur les interactions entre les terminaux X et Linux. Les discussions sur les mecanismes de controle d'acces (c-a-d. xaccess, xhost, MIT-COOKIEs) et l'utilisation de NFS ne sont pas incluses pour l'instant. La plupart des terminaux X ont maintenant une multitude de caracteristiques avancees qui leur permettent d'etre plus que de simples serveurs X. Pour la plus grande partie, ces caracteristiques seront ignorees. 22..11.. CChhaannggeemmeenntt ppaarr rraappppoorrtt aauuxx vveerrssiioonnss pprreecceeddeenntteess (Il n'y a pas de version precedente donc rien n'a change) (NdT : pareil) 22..22.. RReessppoonnssaabbiilliitteess L'auteur, les distributeurs (NdT : ni le traducteur) de ce HOWTO ne peuvent en aucun cas etre tenus pour responsables des dommages physiques, financiers ou moraux survenus en suivant les suggestions de ce texte. 22..33.. CCooppyyrriigghhtt Le HOWTO du TTeerrmmiinnaall XX LLiinnuuxx est copyright (C) 1995 Scot W. Stevenson. Les documents HOWTO Linux peuvent etre reproduits et distribues en entier ou en extrait, sur n'importe quel support physique ou electronique tant que cette remarque de copyright est maintenue sur toutes les copies. La redistribution commerciale est autorisee et encouragee. L'auteur, cependant, aimerait etre avise de telles distributions. Toutes les traductions, travaux derives ou travaux d'ensemble incorporant des documents Linux HOWTO doivent etre couverts par cette notice de copyright. Par ailleurs vous pouvez produire un travail derive d'un HOWTO et imposer des restrictions additionnelles sur sa distribution. Des exceptions a ces regles peuvent etre accordees sous certaines conditions. En bref nous souhaitons promouvoir la dissemination de cette information a travers autant de moyens que possible. Cependant nous souhaitons conserver le copyright sur les documents HOWTO et aimerions etre avises des projets de redistribution des HOWTOs. Si vous avez des questions veuillez contacter Greg Hankins, le coordinateur des HOWTO Linux, a Greg Hankins (gregh@sunsite.unc.edu). Vous pouvez utiliser finger avec son adresse pour obtenir son numero de telephone et de de plus amples informations sur la maniere de le contacter. 22..44.. NNoouuvveelllleess vveerrssiioonnss eett rreeaaccttiioonnss Les nouvelles versions de ce document peuvent etre trouves sur sunsite.unc.edu:/pub/Linux/docs/HOWTO/. Si vous n'avez pas d'acces FTP vous pouvez essayer d'obtenir les fichiers d'aide Linux par Bill Riemers. Envoyez un courrier electronique a bcr@physics.purdue.edu avec comme sujet "help" pour plus d'information et un fichier d'index. Toutes additions, corrections ou commentaires sur ce document seront les bienvenues ! Pour cela, veuillez envoyer un courrier electronique a Scot W. stevenson (scot@catzen.gun.de) (NdT : pour la version francaise a Pierre.Vassellerie@obspm.fr) J'aimerais particulierement avoir de vos nouvelles si vous avez deja l'experience de la liaison d'un terminal X a une machine Linux meme si c'est seulement quelque chose comme "a travaille sur cette machine depuis ce terminal." Dans les cartons pour les prochaines versions il y a les mecanismes de controle d'acces et l'utilisation des systemes de fichiers NFS pour le demarrage. 33.. CCoonntteexxttee Cette section fournit de l'information tres basique pour les non- familiers avec le systeme X Window et sa terminal-ologie. Si vous connaissez deja les rudiments de X ou les terminaux X vous devriez pouvoir sauter cette partie sans effet indesirable. 33..11.. QQuu''eesstt--ccee qquuee XX ?? Le systeme X Window ou juste X (jamais X Windows), est un systeme de fenetrage portable et transparent pour le reseau comme indique (NdT : en anglais) dans la page du manuel en ligne. Il fournit un environnement graphique qui permet la communication a travers differents systemes d'exploitation, constructeurs et types de materiels. Quand les gens parlent d'un systeme de fenetrage en connexion avec Unix, ils font allusion presque toujours a X. La plus importante caracteristique de X dans notre cas est la stricte separation entre les programmes qui controlent le materiel local avec lequel l'utilisateur s'interface (ecran, clavier, souris, etc.) et les programmes que l'utilisateur veut reellement lancer (editeur, tableur, jeux). Ceci signifie que l'interface logicielle, qui est appelee le serveur X, peut etre sur une machine, tandis que les programmes reels, ou clients X, peuvent etre sur une ou meme plus d'une machine a des endroits totalement differents. Notez que les termes "serveur" et "client" sont utilises dans le sens inverse dans lequel ils sont utilises generalement avec d'autres applications client/serveur. 33..22.. QQuu''eesstt--ccee qquu''uunn tteerrmmiinnaall XX ?? Un terminal X (ecrit TX a partir de maintenant) est un ensemble specialise de materiel et de logiciel qui se combinent pour former un serveur X, qui est la partie de X qui gere les entrees et sorties vers et en provenance de l'utilisateur. Dans le cas le plus primitif, seul le programme serveur de X et le logiciel de communication tournent sur le TX. Meme le gestionnaire de fenetre tourne sur l'ordinateur hote auquel le TX est connecte par Ethernet (ou dans de rares cas par des lignes series ou d'autres types de reseaux), en utilisant TCP/IP. Le materiel constituant un TX incluera au moins un (grand) ecran, un clavier, une souris, de la RAM et des cordons pour la connexion a Ethernet. La plupart des TXs n'ont pas de disque dur, de lecteur de disquette ni d'autres materiels de transfert de donnees. Ceci signifie que le TX a son systeme d'exploitation en ROM (rare) ou alors le charge depuis un hote sur le reseau auquel il est connecte. Pour recuperer son systeme d'exploitation d'un ordinateur hote sous Linux au moment du lancement le TX joue le scenario suivant : il envoie un appel a l'aide a travers le reseau avec son numero Ethernet comme nom d'etiquette. Un ordinateur sur le reseau recherche ce numero dans la liste des numeros des TX qu'il est autorise a aider a demarrer. Si ce numero est trouve, il envoie au TX le numero IP qui lui a ete assigne (par le daemon bootpd). Ceci permet alors au TX de charger son systeme d'exploitation et les autres donnees dont il a besoin depuis le disque dur de l'ordinateur hote (generalement par tftp ou nfs). Ceci est la procedure generalement employee, expliquee rapidement. Un TX est donc en fait un ordinateur completement equipe avec son propre numero IP, sa RAM, son programme et son materiel independant. C'est en fait un savant idiot. Il est doue pour ce qu'il fait le mieux, c'est a dire gerer les communications et graphiques par le protocole X11. 33..33.. AAvvaannttaaggeess eett iinnccoonnvveenniieennttss Idealement, un TX est silencieux, rapide. D'habitude sans ventilateur, lecteur de disquette ni disque dur, ils ne creent pas de bruit du tout et avec quelques metres de cable Ethernet vous pouvez placer votre ordinateur bruyant dans une piece differente et avoir le TX silencieux sur votre bureau. Le TX est construit pour gerer du graphisme X et est donc sense etre plus rapide que, disons, un programme de serveur X sous MS Windows, DOS ou MacOS (NdT : vu la rapidite des processeurs actuels et des reseaux, est-ce encore le cas ?). Avec le serveur sur une machine et le client sur une autre, le processeur n'a pas a se charger des deux a la fois. Cependant ceci n'est guere perceptible en termes de vitesse (les donnees devant alors etre transportees par Ethernet), et seuls la charge du CPU et l'usage de la memoire du client sous Linux sont remarquables. En revanche, vous aurez besoin d'une carte Ethernet ce qui generalement signifie renoncer a un slot et a une IRQ. Suivant le fabricant, le logiciel pour le TX peut prendre environ 20 Moctets de l'espace du disque dur sur votre machine Linux. Vous pouvez toujours effacer quelques fichiers inutilises une fois que vous etes arrive a comprendre ce qui est reellement necessaire. La plupart des TXs ont besoin que la machine hote ait les daemons bootpd et tftpd installes et actifs - chacun pouvant engendrer des trous dans votre securite. Vous voudrez probablement avoir un demon supplementaire, xdm, lance en tache de fond (NdC : xdm est le gestionnaire d'acces X, equivalent a getty sur un terminal texte). Et finalement, le grand ecran du TX prendra beaucoup de place sur votre bureau, deja bien encombre. 33..44.. DDee qquuooii aaii--jjee bbeessooiinn?? Question pertinente ! Tout d'abord, vous avez besoin d'un TX. Si vous avez beaucoup d'argent, et j'ai bien dit beaucoup, vous pouvez sortir et vous en payer un. Jim Morton (jim@applix.com) poste regulierement une liste de TXs et leur prix dans comp.windows.x. La chance peut aussi vous sourire. Certains vieux TXs ne peuvent pas etre utilises avec certains systemes comme MSDOS, Windows ou OS/2. Certaines entreprises decident donc de s'en debarrasser plutot que de s'en encombrer. Du cote de l'ordinateur Linux, vous aurez besoin d'une carte Ethernet. Bien qu'il soit en theorie possible d'utiliser un TX via une ligne serie et SLIP, ceci n'est pas recommande a moins que vous ayez des tendances masochistes. Jettez alors un coup d'oeil sur l'Ethernet- HOWTO, maintenu par Paul Gortmaker, (Paul.Gortmaker@anu.edu.au), qui contient des informations sur comment bien acheter et installer les cartes Ethernet. SLIP et CSLIP sont traites dans le meme document, au cas ou vous n'auriez pas d'autre choix. Dans ce cas, il vous faudra aussi consulter le Serial-HOWTO de Greg Hankins (gregh@cc.gatech.edu) afin d'obtenir les meilleures performances. Vous aurez egalement besoin d'avoir un noyau supportant TCP/IP ainsi qu'un numero IP pour votre machine et pour le TX. Le Net-2-HOWTO de Terry Dawson (terryd@extro.ucc.su.oz.au) traite de tout ceci. Enfin vous aurez besoin d'avoir X installe sur votre machine Linux. En theorie vous avez uniquement besoin des clients X et des programmes comme xdm, les serveurs etant inutiles. Mais autant faire un dernier effort et installer le serveur X sur votre hote sous Linux a l'aide du XFree86-HOWTO de Helmut Geyer (Helmut.Geyer@uni-heidelberg.de). 44.. CCaabblleess,, rreesseeaauuxx eett ddaaeemmoonnss Cette section traite des configurations necessaires du materiel et du logiciel pour reussir a connecter le TX a la machine Linux. Par convention, le TX est appele "murmure" (parce qu'il ne fait pas de bruit) et la machine Linux hote "nunux" (parce qu'elle est sous Linux). Ils font tout deux partie du domaine "grenouille" en France (.fr) (NdT : les noms et domaines ont ete adaptes pour un usage en France :-)). Leurs numeros IP sont : 192.168.13.1 pour nunux.grenouille.fr (la machine Linux) 192.168.13.41 pour murmure.grenouille.fr (le TX). Notez que ceux-ci sont des numeros IP pour des systemes isoles, non connectes a un reseau plus grand comme Internet, et qu'a ma connaissance il n'y a aucun domaine grenouille en France (mais ca ne saurait tarder). Nous supposerons qu'il n'y a aucune autre machine sur le reseau et que NFS n'est pas installe. N.B. Si quelqu'un a utilise NFS pour la connexion avec son TX, j'aimerais vivement le savoir. 44..11.. CCoonnnneexxiioonn pphhyyssiiqquuee Ceci devrait etre aussi facile que de brancher les cables sur les deux machines. Notez que certains TXs ont deux entrees serie qui ne peuvent fonctionner qu'a certaines vitesses si les deux sont utilisees en meme temps. Verifiez le manuel de votre TX pour les details. Vous aurez besoin du numero Ethernet du TX plus tard. Il est affiche des l'allumage du TX meme si aucune connexion n'est encore etablie. Des que vous aurez les cables en place, vous serez en mesure de tester le lien Ethernet. Apres avoir allume le TX, il devrait commencer par se plaindre que ses appels a l'aide a un bootpd et/ou un tftpd n'ont pas de reponse, et ensuite realisera le lancement du systeme d'exploitation (generalement implante dans la ROM du TX). Celui-ci inclut souvent une commande ping qui vous permettra de tester la connexion par Ethernet du TX a la machine Linux. Ne paniquez pas si cela ne fonctionne pas dans l'autre sens (la machine sous Linux tentant un ping sur le TX) car certains (rares) TX necessitent d'avoir leur systeme d'exploitation complet pour etre en mesure de repondre. 44..22.. CCoonnffiigguurreerr ll''aacccceess aauu rreesseeaauu La configuration de l'acces au reseau est traitee dans le Net2-HOWTO comme mentionne plus haut. Nous considererons ici que vous avez deja TCP/IP tournant sans aucun probleme sur votre machine. Le TX est desormais considere comme un banal ordinateur connecte sur le meme reseau. Vous devez vous assurer que la machine sous Linux comme le TX connaissent chacun le numero IP de l'autre et que le reseau fonctionne. 44..22..11.. CCoonnffiigguurraattiioonn ddee llaa mmaacchhiinnee ssoouuss LLiinnuuxx L'information sur le TX doit etre au minimum incluse dans les fichiers : //eettcc//hhoossttss Ajoutez une ligne avec le numero IP attribue au TX, comme par exemple : # /etc/hosts # # adresse et nom de la machine. # lprhost et loghost sont optionels # 192.168.13.1 nunux.grenouille.fr nunux lprhost loghost # nouvelle ligne d'informations sur le TX 192.168.13.41 murmure.grenouille.fr murmure //eettcc//eetthheerrss fournit une liste de numeros Ethernet avec les noms de machines correspondants. Cela ressemble a : 04:03:e8:cc:0d:24 nunux 0f:03:11:31:45:f1 murmure (eh oui, ces numeros Ethernet sont factices) Vous aurez besoin de modifier d'autres fichiers suivant votre configuration, selon que vous utilisez named, routed, ou gated. Comme ce n'est pas mon cas, je serais reconnaissant si quelqu'un pouvait m'envoyer la liste des fichiers a modifier. Vous devez ensuite relancer votre machine afin d'etre certain que ces modifications soient prises en compte. 44..22..22.. CCoonnffiigguurraattiioonn dduu tteerrmmiinnaall XX Cette configuration ne dependant que du type de terminal X utilise, reportez-vous au manuel de votre terminal X. Dans mon cas, le TX contient un fichier de configuration dans lequel je dois modifier les entrees : ip_host_table 192.168.13.1 nunux ip_host_table 192.168.13.1 nunux.grenouille.fr ip_host_table 192.168.13.41 murmure ip_host_table 192.168.13.41 murmure.grenouille.fr file_access_1 TFTP file_host_name_1 nunux.grenouille.fr file_path_1 /usr/local/xterm/cestici display_access_table murmure display_access_table nunux enable_access_control YES xdmcp_server nunux broadcast_address 192.168.13.255 default_telnet_host nunux Notez que le TX charge ses fichiers par le reseau, en utilisant le protocole TFTP, dans le repertoire /usr/local/xterm/cestici, et qu'il comprend le protocole XDMCP (qui permet l'utilisation de xdm). Vous devrez aussi modifier d'autres parametres comme celui donnant la liste des polices. Vous pourrez ainsi utiliser celles deja installees sous Linux. Dans mon cas, le fichier de configuration relatif aux polices est font..tbl et ressemble a : /usr/lib/X11/fonts/75dpi /usr/lib/X11/fonts/100dpi ... /usr/local/xterm/misc /usr/local/xterm/openlook Ensuite, quand le TX demarrera sur la machine Linux, vous verrez la liste des polices qu'il aura reussi a charger. Une autre chose dont vous aurez besoin est le "backing store". Ceci signifie que les parties de fenetres recouvertes par d'autres ne seront pas stockees dans la RAM de la machine sous Linux mais dans celle du TX (ce qui fait gagner enormement en vitesse d'affichage). Consultez le manuel de votre TX pour de plus amples renseignements. 44..33.. bboooottppdd Bootpd est le daemon qui reste a l'ecoute des appels a l'aide de vos terminaux X, et qui leur repondra en leur disant qui ils sont, et ou ils vont pouvoir trouver les logiciels qu'ils doivent telecharger. Pour d'etranges raisons, bootpd n'est pas inclus dans certaines distributions comme la Slackware 2.2.0.1. Il vous faudra donc le recuperer sur un serveur FTP ou autre. Il doit etre place dans /usr/sbin/ (et non dans /etc, contrairement a ce qu'indique dans la page de manuel) sous le nom in.bootpd. Ajoutez ou decommentez la ligne suivante dans le fichier /etc/inetd.conf : bootps dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.bootpd et relancez inetd par : kill -HUP `ps -aexu | grep inetd | grep -v grep` Ceci permettra ensuite a inetd de lancer bootpd si une requete de demarrage est detectee. Le fichier de configuration de bootpd est /etc/bootpd. La syntaxe est expliquee dans le manuel en ligne. Dans notre exemple, le fichier /etc/bootpd ressemble a ("serveur" est de nouveau utilise dans le sens classique du terme) : # # Exemple de fichier /etc/bootpd # # Entree utilisee par l'ensemble des terminaux # allhost:hd=/usr/local/xterm/cestici:\ # Repertoire pere contenant le logiciel du TX :ds=192.168.13.1:\ # Serveur de noms du domaine :sm=255.255.255.0:\ # Masque de sous-reseau :gw=192.168.13.1:\ # Passerelles :ts=192.168.13.1:\ # Serveurs d'heure :lp=192.168.13.1:\ # Serveurs d'impression :to=-7200: # Decalage d'heure (en secondes) # # Ensuite, les descriptions pour chaque client. # murmure:ht=ethernet:\ # Type du lien physique :ha=0f03113145f1:\ # Numero Ethernet du terminal X :ip=192.168.13.41:\ # numero IP du terminal X (murmure) :tc=allhost:\ # :bf=xtermOS: # Nom du fichier contenant l'OS du TX Dans notre exemple, le TX va charger son systeme d'exploitation a partir du fichier xtermOS (entree bf) contenu dans le repertoire /usr/local/xterm/cestici (entree hd). bootpd va tracer les informations sur les differents lancements dans les fichiers /var/adm/syslog et /var/adm/messages (voir configuration du fichier /etc/syslog.conf). Un demarrage reussi donnera : Jul 17 05:19:42 nunux in.bootpd[110]: connect from 0.0.0.0 Jul 17 05:19:42 nunux bootpd[110]: reading "/etc/bootptab" Jul 17 05:19:42 nunux bootpd[110]: read 2 entries from "/etc/bootptab" Jul 17 05:19:43 nunux bootpd[110]: request from hardware address 0F03113145F1 Type 1 Jul 17 05:19:43 nunux bootpd[110]: found 192.168.13.41 murmure Apres avoir aide le TX a demarrer, bootpd va continuer a tourner dans l'attente d'autres appels a l'aide durant environ quinze minutes, puis se terminer si aucun travail supplementaire n'est requis. 44..44.. ttffttppdd Le protocol trivial de transfert de fichier (TFTP) est utilise par le terminal X pour charger son systeme d'exploitation depuis le disque dur du serveur de demarrage. Il devrait etre inclus dans toutes les distributions et ne possede aucun fichier de configuration. Vous pouvez tester tftp en tapant la commande tftp. Comme avec bootpd, vous devrez ajouter ou decommenter la ligne suivante dans le fichier /etc/inetd.conf : tftp dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.tftpd et relancer inetd par : kill -HUP `ps -aexu | grep inetd | grep -b grep` Remarquez que tftp ne peut acceder qu'aux fichiers ayant un droit en lecture pour tout le monde. Il faut aussi remarquer que tftp est un trou de securite potentiel que vous devez garder a l'esprit (c'est pourquoi il est bon de verifier quels sont les fichiers ayant des droits en lecture universels sur son systeme, ou de faire un chroot de tptfd a l'aide du TCP-wrapper /usr/sbin/tcpd). La version de tftp incluse dans certains paquetages de Linux ne contient pas les options "-r" ou "-s" permettant une utilisation securisee. tftp renvoie aussi des messages systeme dans le fichier /var/adm/messages. Si le lancement est reussi, des lignes de ce genre apparaissent : Jul 17 05:19:43 nunux in.tftpd[111]: connect from murmure Jul 17 05:19:58 nunux in.tftpd[113]: connect from murmure Jul 17 05:19:59 nunux in.tftpd[115]: connect from murmure Jul 17 05:20:00 nunux in.tftpd[117]: connect from murmure etc... Cela montre que le TX charge les fichiers dont il a besoin dans le repertoire situe sur le serveur Linux. Des messages doivent apparaitre sur le TX au fur et a mesure du chargement. 44..55.. TTeesstt ddee llaa ccoonnnneexxiioonn Une fois que vous aurez modifie les fichiers ci-dessus, vous devriez etre pret a demarrer le TX. Suivant le constructeur, des messages plus ou moins explicites doivent apparaitre. Faites attention aux messages indiquant une erreur au chargement d'un fichier. Si tout va bien, on devriez en arriver au stade ou le TX lance sa propre version de X. On a alors un fond gris et un curseur en croix. Si vous avez deja lance xdm, vous devriez meme avoir la fenetre de login xdm. Il se peut que des choses bizarres apparaissent si certains champs de la configuration de xdm ne sont pas corrects. Preparez-vous a tuer xdm en tant que root en ultime recours. La plupart des terminaux X ont des fonctionalites integrees, comme un client telnet, dans le systeme d'exploitation charge au demarrage. Cela vous permet alors de tester la connexion en faisant un telnet vers le serveur ou une autre machine. Vous pouvez desormais lancer des programmes X sur le terminal X en utilisant l'option display. Par exemple : xclock -display murmure:0 & doit faire apparaitre l'horloge "xclock" sur votre TX. Vous pouvez meme (et c'est d'ailleurs recommande) lancer un gestionnaire de fenetres tel que fvwm de la meme maniere. 55.. FFaaiirree ttoouurrnneerr XX Cette section porte sur la configuration de xdm afin qu'une invite de connexion soit disponible sur les terminaux X, et que le retour a celle-ci soit realise quand un utilisateur se deloge. Le programme xdm est l'equivalent pour TX des programmes de connexion sur consoles texte. Il est normalement inclus dans toutes les distributions de Linux. 55..11.. CCoonnffiigguurraattiioonn ddee xxddmm Les fichiers de configuration de xdm se trouvent dans /usr/X11R6/lib/X11/xdm (/usr/X11R6 peut etre un lien sur /usr/X11). Le principal fichier de configuration est xdm-config. Vous devez y trouver, parmi d'autres, les lignes : DisplayManager._0.authorize: true DisplayManager._0.setup: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xsetup_0 DisplayManager._0.startup: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/GiveConsole DisplayManager._0.reset: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/TakeConsole Ces lignes indiquent les fichiers controlant l'ecran quand X est lance sur la machine Linux elle-meme. Pour la gestion du TX, nous devons ajouter les lignes : DisplayManager.murmure_0.authorize: true DisplayManager.murmure_0.setup: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xsetup_murmure DisplayManager.murmure_0.startup: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xstartup DisplayManager.murmure_0.reset: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xreset Remarquez que murmure_0 est la notation xdm de murmure:0, tout comme _0 est l'equivalent de :0. Remarquez aussi que GiveConsole a ete remplace par Xstartup, qui dans mon cas est un script ne faisant rien, et que TakeConsole a ete remplace par Xreset, qui est lui aussi un script ne faisant rien. Ces fichiers controlent a la fois la "possession" de la console quand X est utilise directement sur la machine Linux, et qu'il n'y ait pas de probleme d'acces a la console uniquement parce qu'un TX est connecte a la machine. Ces fichiers de demarrage lancent differents programmes avant que l'invite de connexion soit placee a l'ecran. C'est est l'endroit indique pour vous dire d'utiliser xv ou un programme similaire afin de placer une image en fond d'ecran. Dans ce cas, copier le fichier Xsetup_0 en tant que Xsetup_murmure et modifier ce dernier. Comme cette question reapparait encore et encore : une methode simple de mettre une image en fond d'ecran est de mettre la ligne : nice xv -root -quit -rmode 5 & ou quelque chose du meme style dans le fichier de demarrage. fichier_image sera alors affiche en fond d'ecran derriere l'invite de connexion de xdm. Notez que certains TX renverront un message d'erreur si cette image est trop grande. Le fichier Xaccess permet de controler l'acces a la machine. Generalement vous n'aurez pas a le modifier. Xaccess permet aussi de donner a l'utilisateur a choisir dans une liste de machine (chooser) si plusieurs machines du reseau acceptent l'acces depuis un TX. Le fichier Xresources permet de fixer la taille, la forme et le message de bienvenue de la fenetre de l'invite de connexion. Ainsi en remplacant la ligne : DisplayManager*resources: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xresources par les lignes DisplayManager._0.resources: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xres_0 DisplayManager.murmure_0.resources: /usr/X11R6/lib/X11/xdm/Xres_mu_0 ou Xres_mu_0 est le fichier de ressources pour le TX murmure et Xres_0, celui pour la console de la machine Linux. Vous pourrez donner des valeurs differentes pour le TX et pour la machine sous Linux. Normalement vous ne devriez pas avoir a modifier le fichier Xsession. La configuration du fichier Xservers est aussi presque triviale. Au pire vous aurez a decommenter (cas de la distribution Slackware 2.2.0.1) la ligne : :0 local /usr/X11R6/bin/X ou une ligne ayant le meme effet. Cela permet le demarrage automatique du serveur X sur la machine hote nunux lors de l'appel de xdm. Si vous commentez cette ligne, X ne sera pas lance sur la machine nunux lors d'un appel a xdm. C'est le cas si vous desirez que X ne soit utilise que sur les TX et non sur la machine hote. Dans ce cas, vous pourrez demarrer X sur la machine nunux par la commande startx et pour le temps que vous voudrez, sans que cela ait d'incidence sur le TX. Si votre TX n'a pas XDMCP, vous devrez alors ajouter une ligne telle que : murmure:0 foreign XDMCP est un protocole standardise qui, par exemple, laisse les TXs discuter avec leurs hotes. Si votre TX supporte XDMCP vous ne devez pas ajouter cette ligne. Ceci laisserait pense a xdm qu'un TX ne comprend pas XDMCP, alors qu'au meme moment celui-ci tenterait d'utiliser ce protocole pour se connecter. Cela peut conduire a de nombreux effets fortement desagreables comme la lutte de deux xdm pour la prise de controle. Vous pouvez utiliser les entrees du fichier xdm-config meme s'il n'y a pas de ligne dans Xservers pour le TX. Vous pourrez toujours personnaliser l'invite de connexion, etc., si le TX utilise XDMCP. Afin que xdm demarre a chaque lancement de Linux, vous pouvez ajouter la ligne : /usr/bin/X11/xdm dans /etc/rc.d/rc.local. Certains demarrent xdm par le biais du fichier /etc/inittab en remplacant : # Default runlevel. id:3:initdefault: (premiere entree du fichier) par # Default runlevel. id:5:initdefault: Dans tous les cas vous devez avoir xdm dans la liste des processus actifs apres le redemarrage. 55..22.. QQuueessttiioonnss ssuurr ll''aacccceess (Cette importante partie sera developpee ulterieurement, nous travaillons dessus.) Pour savoir si un utilisateur peut acceder a l'environnement d'un TX depuis la machine nunux, connectez vous (en autre chose que root) et lancez la commande : xsetroot -solid white -display murmure:0 & ou xterm -display murmure:0 & Essayez cela quand quelqu'un est connecte sur le TX et qu'il n'y a que l'invite de connexion de xdm. Suivant votre position, la possibilite d'acces au TX depuis une session sur la console sera plus ou moins une possibilite inattendue qu'un bug. 66.. EErrrreeuurrss eett iinnccoonnnnuueess 66..11.. PPrroobblleemmeess ccoonnnnuuss Certains problemes apparaissent alors, tout comme certaines possibilites interessantes, qui pourraient s'averer a leur tour des problemes. Si vous decouvrez d'autres problemes de ce type, faite-le moi savoir. ttaallkk La discussion interactive fonctionnera si un utilisateur sur le TX se loge comme utilisateur sur la machine nunux, mais pas dans l'autre sens. Il existe une possibilite de supprimer ce probleme mais je ne m'en souviens plus. wwhhoo Un utilisateur loge sur un TX n'apparaitra pas, meme si cette commande est lancee depuis le TX. Ceci est surement la raison pour laquelle talk plante quand l'utilisateur sur la console tente de se connecter a l'utilisateur sur le TX. xxlloocckk Un appel standard de la commande xlock a pour unique effet de faire apparaitre un message disant que l'ecran du TX est bloque. L'option -remote doit donc etre utilisee afin que xlock bloque effectivement le TX. Il faut noter que certains modes de xlock sont de gros consommateurs de ressources. Qix semble plus approprie aux TXs que les autres modes (consultez la FAQ de Art Mulder, cf. ci-dessous, pour de plus amples details). xxvv Certains TX n'ont pas suffisamment de memoire pour pouvoir afficher des images trop grandes ou trop complexes, en plus du en fond d'ecran. Dans ce cas utilisez xsetroot pour supprimer ou changer l'image de fond avant d'utiliser xv (NdT : de tels problemes sont aussi tres frequents avec le trop gourmand Netscape). 66..22.. TTeerrmmiinnaauuxx tteesstteess Les differentes procedures decrites dans ce document ont ete testees serieusement pour la connexion d'un terminal X Tektronix XP23 sur un 386DX-33MHz avec 16Mo de RAM tournant sous Linux 1.2.3 et XFree86 Version 3.1.1 (les fichiers de la distribution Slackware 2.2.0.1). 66..33.. EEnnrriicchhiisssseemmeenntt ppeerrssoonnnneell De plus ample informations sur X peuvent etre trouvees sur Internet : +o David B. Lewis (dbl@ics.com) poste sur comp.windows.x la FAQ (Foire Aux Questions) de ce groupe, ainsi que sur news.answers et comp.answers. Ce document contient entre autre les adresses ou trouver plus d'informations sur X. +o Steve Kotsopoulos (steve@ecf.toronto.edu) poste dans les memes groupes sa FAQ "X on Intel-based". +o Art Mulder (art@cs.ualberta.ca, poste regulierement sur le groupe comp.windows.x sa FAQ "Getting more performance out of X", qui contient de nombreux renseignements utiles pour l'installation de X sous Linux. 77.. RReemmeerrcciieemmeennttss 77..11.. RReemmeerrcciieemmeennttss oorriiggiinnaauuxx Comme toujours les premiers remerciements vont a Linus B. Torvalds torvalds@kruuna.helsinki.fi. De nombreux autres vont a Klaus ter Fehn ktf@bc3.gun.de pour avoir rendu possible ce document et a Douglas K. Stevenson duck@catzen.gun.de pour l'avoir rendu passable. 77..22.. RReemmeerrcciieemmeennttss dduu ttrraadduucctteeuurr Histoire de copier, je remercie aussi Linus B. Torvalds torvalds@kruuna.helsinki.fi. Mais aussi les relecteurs +o Bernard Choppy (choppy@imaginet.fr) qui nous fait toujours un travail d'excellente qualite. +o Olivier Tharan (tharan@galaxie.int-evry.fr) qui vient de se lancer dans cette grande aventure de la traduction de HOWTO.