Le Linux Installation HOWTO par Eric S. Raymond v4.9, 22 Octobre 1997 Ce document decrit comment obtenir et installer Linux. C'est le pre- mier document qu'un nouvel utilisateur de Linux devrait lire pour debuter. 11.. IInnttrroodduuccttiioonn 11..11.. BBuutt ddee ccee ddooccuummeenntt Linux est une implantation librement diffusable d'Unix pour des ordinateurs personnels courants (a l'origine developpe sur des 386s, il est maintenant adapte aux architectures 486, 586, Pentium, PowerPC, Sun Sparc et DEC Alpha). Il supporte un grand nombre de programmes, parmi lesquels X-Window et Emacs, les reseaux TCP/IP (dont SLIP), et de nombreuses applications. Ce document suppose que vous ayez entendu parler de Linux, que vous connaissez son existence, et que vous voulez maintenant vous asseoir et l'installer. S'il s'interesse a la version Intel qui est la plus courante, mais la plupart de ce qui y est dit s'applique aussi aux versions PowerPC, Sparc, et Alpha. 11..22.. AAuuttrreess ssoouurrcceess dd''iinnffoorrmmaattiioonnss Si vous n'avez encore jamais entendu parler de Linux, plusieurs sources d'informations de base existent. Le meilleur endroit pour les trouver est la page d'accueil du _L_i_n_u_x _D_o_c_u_m_e_n_t_a_t_i_o_n _P_r_o_j_e_c_t a l'adresse . Vous pourrez y trouver la derniere version mise a jour de ce document a l'adresse Vous commencerez probablement vos recherches par les informations generales sur Linux ; la Page d'informations et la META-FAQ Linux. Le document ``Linux Frequently Asked Questions'' (FAQ) contient un grand nombre de questions (et de reponses !) courantes sur Linux -- c'est un ``devoir de lecture'' pour les nouveaux utilisateurs. Vous pouvez obtenir de l'aide pour les problemes courants dans les forums USENET comp.os.linux.help et comp.os.linux.announce. Pour ceux qui preferent le francais, les groupes fr.comp.os.linux et fr.comp.os.linux.annonces sont tres actifs. Le "Linux Documentation Project" ecrit un ensemble de manuels et de livres sur Linux, tous librement diffusables sur le reseau et disponibles a partir de la page d'accueil du LDP. Le livre _`_`_L_i_n_u_x _I_n_s_t_a_l_l_a_t_i_o_n _a_n_d _G_e_t_t_i_n_g _S_t_a_r_t_e_d_'_' est un guide complet decrivant comment obtenir et installer Linux, et comment l'utiliser une fois qu'il est installe. Il contient un didacticiel complet sur le lancement et l'utilisation du systeme, et beaucoup plus d'informations que vous ne pourrez en trouver ici. Vous pouvez le consulter, ou telecharger une copie, sur la page d'accueil du LDP. Cet ouvrage a ete traduit en francais, comme la majeure partie des documents du LDP. Le site de reference pour toutes ces traductions est ftp.lip6.fr/pub/linux/french. 11..33.. NNoouuvveelllleess vveerrssiioonnss ddee ccee ddooccuummeenntt De nouvelles versions du "Linux Installation HOWTO" sont postees periodiquement dans comp.os.linux.help, et news.answers . Elles sont aussi telechargees sur les differents sites WWW et FTP Linux, dont la page d'accueil du LDP. Vous pouvez consulter la derniere version sur le web a l'adresse . (NDT : La version francaise de se document est postee dans tous les mois, ainsi que les autres adaptations francaises des HOWTOS...) 11..44.. RReeaaccttiioonnss eett ccoorrrreeccttiioonnss Si vous avez des questions ou des commentaires concernant ce document, n'hesitez pas a contacter Eric S. Raymond, a esr@thyrsus.com. Je recevrai avec plaisir toute suggestion ou critique. Si vous trouvez une erreur dans ce document, merci de me la signaler afin que je puisse la corriger dans la prochaine version. _N_e _m_'_e_n_v_o_y_e_z _p_a_s de questions a propos des problemes de materiels rencontres lors de l'installation. Consultez le _`_`_L_i_n_u_x _I_n_s_t_a_l_l_a_t_i_o_n _a_n_d _G_e_t_t_i_n_g _S_t_a_r_t_e_d_'_', votre revendeur, ou le forum Linux comp.os.linux.setup. Ce HOWTO se veut un guide rapide et indolore pour une installation _n_o_r_m_a_l_e -- un autre HOWTO sur les problemes de materiel et leurs diagnostics est en preparation. Tout ce qui concerne la traduction francaise : fautes d'orthographe, erreurs de traduction, est du a Eric Jacoboni . La traduction originale de ce document a ete faite par Rene Cougnenc. 22.. DDeerrnniieerreess mmooddiiffiiccaattiioonnss +o Ajout de la checklist de pre-installation ; +o Ajout de notes sur des problemes possibles de LILO et du BIOS dans la section sur le partitionnement ; +o Ajout de nombreuses references vers les autres HOWTOs et Mini- HOWTOs. 33.. AAvvaanntt ddee ccoommmmeenncceerr Avant de pouvoir installer Linux, vous devez etre sur que votre machine soit capable de le supporter, puis vous devrez choisir une distribution Linux. 33..11.. MMaatteerriieell nneecceessssaaiirree Quel type de systeme est necessaire pour faire tourner Linux ? Bonne question, la liste des materiels reconnus par le systeme change frequemment. Le ``_L_i_n_u_x _H_a_r_d_w_a_r_e_-_H_O_W_T_O'', , donne une liste plus ou moins complete des materiels reconnus par Linux. La ``_L_i_n_u_x _I_N_F_O_-_S_H_E_E_T'', , en donne une autre. Pour les versions Intel, une configuration materielle similaire a celle qui suit est necessaire : Tout systeme ISA, EISA, VESA Local Bus ou PCI 80386, 80486, Pentium ou P-6 convient. L'architecture MCA (propre aux machines IBM PS/2) est reconnue dans les noyaux de developpement les plus recents (2.1.x), mais peut ne pas etre disponible tout de suite. Tout CPU, du 386SX au P-6 convient. Un coprocesseur arithmetique n'est pas necessaire mais il est preferable d'en avoir un. Au moins 4 Mo de memoire sont necessaires. En theorie, Linux pourrait se suffire de 2 Mo, mais la plupart des installations et des programmes necessitent 4 Mo. Plus vous aurez de memoire, et plus vous serez heureux. Je vous conseille 8 ou 16 Mo si vous avez l'intention d'utiliser X-Window. Evidemment, vous avez besoin d'un disque dur et d'un controleur disque au standard AT. Tous les disques et controleurs MFM, RLL et IDE devraient fonctionner. De nombreux disques et controleurs SCSI sont aussi reconnus ; le ``_L_i_n_u_x _S_C_S_I_-_H_O_W_T_O'' contient plus d'informations sur le materiel SCSI. Si vous achetez un nouveau systeme pour faire tourner Linux, le faible surcout du SCSI est derisoire face a l'amelioration des performances et de la fiabilite qu'il apporte. Vous avez besoin d'un lecteur de disquettes 3.5". Bien que les disquettes 5.25" soient reconnues par Linux, elles sont si obsoletes que vous ne devez pas compter trouver des images disques qui tiendront dessus. (Un Linux minimal peut, en fait, tourner sur une seule disquette, mais cela n'est utile que pour l'installation et certaines taches de maintenance) Vous avez aussi besoin d'une carte video et d'un ecran MDA, Hercules, CGA, EGA, VGA, ou Super VGA. En general, si votre carte et votre ecran video fonctionnent sous MS-DOS, ils devraient fonctionner sous Linux. Cependant, si vous voulez faire tourner X-Window, d'autres restrictions s'appliquent sur les materiels video reconnus. Le ``_L_i_n_u_x _X_F_r_e_e_8_6_-_H_O_W_T_O'' , contient plus d'informations sur l'execution de X et sur ses besoins. Un lecteur de CD-ROM est necessaire. S'il est ATAPI, SCSI, ou vrai IDE, vous ne devriez pas avoir de probleme pour le faire fonctionner (mais faites attention aux lecteurs bon marche annoncant une interface ``IDE'' qui n'en n'est pas une vraie). Si votre CD-ROM utilise une carte d'interface proprietaire, il se peut que le noyau d'installation que vous avez lance a partir de la disquette ne le reconnaisse pas -- et un CD-ROM inaccessible peut empecher l'installation. De plus, les CD-ROMs relies au port parallele ne fonctionnent pas du tout. Si vous avez un doute, lisez le ``_L_i_n_u_x _C_D_-_R_O_M _H_O_W_T_O'', pour une liste et des details des materiels reconnus. Les cartes sans jumper, appelees ``Plug'n'Play'', peuvent poser probleme. Leur support est en cours de developpement, mais encore absent du noyau 2.0.25. Heureusement, ce n'est un probleme que pour les cartes son ou Ethernet. Si vous travaillez sur une machine utilisant l'un des processeurs 68k de Motorola (ordinateurs Amiga, Atari, ou VMEbus), lisez la FAQ Linux/m68K sur pour des informations sur les configurations minimales requises et la situation actuelle du portage. Actuellement, la FAQ dit que Linux m68k est aussi stable et utilisable que les versions Intel. 33..22.. EEssppaaccee ddiissqquuee nneecceessssaaiirree eett ccooeexxiisstteennccee Vous avez besoin d'espace libre sur votre disque pour y mettre Linux. La taille de cet espace depend de la quantite de programmes que vous comptez installer. La plupart des installations demandent quelque chose de l'ordre de 200 a 500 Mo, ce qui inclut l'espace pour les programmes, l'espace de swap (utilise comme memoire virtuelle sur votre machine), l'espace disponible pour les utilisateurs, etc. Il est possible de faire tourner un systeme Linux minimal dans 80 Mo, voire moins (c'etait le cas lorsque les distributions Linux etaient moins importantes), tout comme il est possible d'utiliser 500 Mo, ou bien plus, pour tous vos programmes Linux. La place utilisee depend en grande partie du nombre de programmes que vous installez et de l'espace de travail dont vous avez besoin. Nous reviendrons sur ce point plus tard. Linux peut coexister sur votre disque dur avec d'autres systemes d'exploitation, comme MS-DOS, Microsoft Windows, ou OS/2. (En fait, vous pouvez meme acceder aux fichiers MS-DOS, voire executer certains programmes MS-DOS, a partir de Linux.) En d'autres termes, lorsque vous partitionnez votre disque pour Linux, MS-DOS ou OS/2 sont dans leurs propres partitions, et Linux dans la sienne. Nous detaillerons ce mecanisme de ``dual-boot'' plus loin. Vous n'avez PAS besoin d'etre sous MS-DOS, OS/2, ou un autre systeme d'exploitation pour utiliser Linux. Linux est un systeme d'exploitation completement different et autonome ; il n'a pas besoin d'autre OS pour son installation et son utilisation. Pour resumer, la configuration minimale pour Linux n'est pas beaucoup plus importante que celle necessaire a la plupart des systemes MS-DOS ou Windows 3.1 actuels (et c'est moins que le minimum pour Windows 95 !). Si vous possedez un 386, ou un 486, avec au moins 4 Mo de RAM, vous serez heureux sous Linux. Linux ne demande pas un enorme espace disque ou memoire, ni un processeur ultra rapide. Matt Welsh, le createur de ce HOWTO, utilisait Linux sur un 386 a 16 MHz (la machine la plus lente que l'on peut posseder), avec 4 Mo de RAM, et en etait tres content. Plus vous voudrez faire de choses, plus vous aurez besoin de memoire et d'un processeur plus rapide. D'apres mon experience, un 486 avec 16 Mo de RAM, et tournant sous Linux, est plus performant que certains modeles de stations de travail d'un prix bien plus eleve. 33..33.. CChhooiissiirr uunnee ddiissttrriibbuuttiioonn LLiinnuuxx Avant d'installer Linux, vous devez choisir une des ``distributions'' Linux disponibles. Il n'y a pas de distribution standard unique -- il en y a beaucoup. Chaque distribution a sa propre documentation et sa propre procedure d'installation. Les distributions Linux sont disponibles par FTP anonyme et par correspondance sur disquettes, bandes ou CD-ROMs. Le ``_L_i_n_u_x _D_i_s_t_r_i_b_u_t_i_o_n _H_O_W_T_O'' , decrit les nombreuses distributions disponibles par FTP ou par correspondance. Lorsque ce HOWTO fut ecrit pour la premiere fois, dans un passe lointain (1992 - 1993), la plupart des gens recuperaient Linux en utilisant des chemins tortueux. Cela impliquait de longs telechargements a partir d'Internet ou d'un BBS sur leur machines DOS, suivis d'une procedure elaboree permettant de transferer ce qui avait ete recupere sur de multiples disquettes. Une de ces disquettes etait alors bootee et utilisee pour l'installation de l'autre douzaine. Avec de la chance (et sans erreurs sur les supports), l'installation se finissait plusieurs heures plus tard par un Linux en etat de marche. Ou peut-etre pas. Bien que cette facon de proceder reste encore possible (vous pouvez telecharger une des nombreuses distributions a partir de ), il existe des methodes beaucoup moins fatiguantes. La plus facile consiste a acheter l'une des excellentes distributions commerciales de Linux sur CD-ROMs comme Red Hat, Craftworks, Linux Pro, ou WGS. Elles sont generalement vendues moins de 50 $ dans des librairies ou des boutiques d'Informatique et vous economiseront plusieurs heures d'enervement. Vous pouvez aussi achetez des CD-ROMs ``compilation'' comme l'ensemble Linux Developer's Resource d'InfoMagic. Ceux-ci contiennent generalement plusieurs distributions et un contenu recent des sites les plus importants de Linux, comme sunsite ou tsx-11. Dans la suite de ce HOWTO, nous decrirons les etapes d'une installation a partir d'un CD-ROM ``compilation'', ou de l'un des Linux commerciaux n'incluant pas de manuel d'installation imprime. Si votre Linux contient un manuel, certaines informations de ce HOWTO peuvent vous etre utiles, mais il est preferable de consulter le manuel pour les instructions d'installation detaillees. 44.. PPrreesseennttaattiioonn ddee ll''iinnssttaallllaattiioonn 44..11.. EEttaappeess ffoonnddaammeennttaalleess ddee ll''iinnssttaallllaattiioonn Le plan de l'installation de Linux est simple : 1. Recuperez les informations sur la configuration de votre materiel. 2. Creez les disquettes d'installation. 3. Si vous voulez disposer d'un systeme ``dual-boot'' (Linux et DOS ou Windows a la fois) rearrangez (repartitionnez) votre disque pour faire de la place a Linux. 4. Demarrez un mini-Linux d'installation a partir des disquettes afin d'acceder au CD-ROM. 5. Preparez les systemes de fichiers Linux. (si vous n'avez pas modifie la table des partitions du disque, vous le ferez a cette etape.) 6. Installez un Linux de base a partir du CD-ROM. 7. Demarrez Linux a partir du CD-ROM. 8. (Optionnel) Installez d'autres paquetages a partir du CD-ROM. 44..22.. PPaarrttiieess ffoonnddaammeennttaalleess dd''uunn kkiitt dd''iinnssttaallllaattiioonn Voici les parties fondamentales d'une distribution installable : 1. Les fichiers README et FAQ. Ceux-ci se trouvent habituellement dans le repertoire racine de votre CD-ROM et peuvent etre lus des que le disque a ete monte sous Linux. (En fonction de la facon dont le CD- ROM a ete fait, ils peuvent meme etre visibles sous DOS/Windows.) Il est souhaitable de lire ces fichiers des que vous pourrez y acceder afin d'etre tenu au courant des changements et des mises a jour importantes. 2. Plusieurs images de ``bootdisk'' (souvent dans un sous-repertoire). L'une de celles-ci est le fichier que vous copierez sur une disquette afin de creer la disquette de boot. Vous choisirez uunnee de ces images en fonction du type de materiel dont vous disposez sur votre systeme. Le probleme est que certains pilotes de materiel entrent bizarrement en conflit les uns avec les autres et, au lieu d'essayer de deceler les problemes de materiel sur votre systeme, il est plus facile d'utiliser une disquette image de boot qui ne lancera que les pilotes necessaires. (Ceci aura, en plus, l'avantage de reduire votre noyau.) +o Une image de ``rootdisk'' (ou peut-etre deux). C'est un fichier que vous copierez sur une disquette pour creer la, ou les, disquette(s) d'installation. De nos jours, la (les) disquette(s) ``root'' est (sont) generalement independante(s) du materiel ; elle(s) suppose(nt) un ecran couleur EGA ou mieux. +o Une disquette image de depannage. C'est une disquette contenant un noyau de base et des outils pour reparer les degats au cas ou quelque chose n'irait pas avec le noyau ou si le demarrage se bloquait sur votre disque dur. +o RAWRITE.EXE. C'est un programme MS-DOS permettant d'ecrire le contenu d'un fichier (comme l'image de boot ou de rootdisk) directement sur une disquette, sans se soucier du formatage. Vous n'avez besoin de RAWRITE.EXE que si vous prevoyez de creer vos disquettes ``boot'' et ``root'' a partir d'un systeme MS-DOS. Si vous avez acces a une station de travail UNIX disposant d'un lecteur de disquettes, vous pouvez vous en servir pour creer les disquettes en utilisant la commande `dd', ou un script fourni par le vendeur. Lisez la page de man sur dd(1) et demandez de l'aide aux gourous UNIX de votre entourage. +o Le CD-ROM lui-meme. Le but de la disquette ``boot'' est de preparer votre machine au chargement des disquettes ``root'' ou d'installation, qui ne sont elles-memes que des moyens pour preparer votre disque dur et copier dessus des parties du CD-ROM. 55.. LL''iinnssttaallllaattiioonn eenn ddeettaaiillss 55..11.. SSee pprreeppaarreerr ppoouurr ll''iinnssttaallllaattiioonn Linux utilise les composants d'un PC plus efficacement que MS-DOS, Windows ou NT, et est donc moins tolerant vis a vis des materiels mal configures. Il y a un minimum de choses a faire avant de commencer pour diminuer les risques d'etre arrete par ce genre de problemes. D'abord, recuperez toutes les documentations que vous possedez sur votre materiel -- carte mere, carte video, ecran, modem, etc. -- et gardez-les a portee de main. Puis, rassemblez les informations detaillees sur votre configuration materielle. Une facon de realiser cela facilement, si vous disposez de MS-DOS 5.0 ou superieur, est d'imprimer un rapport en utilisant l'utilitaire de diagnostic `msd.exe' de Microsoft (vous pouvez ignorer les parties concernant les programmes residents, la carte memoire, les chaines d'environnement et la version du systeme). Entre autres choses, ceci vous garantit une information complete et correcte sur votre carte graphique et le type de votre souris, ce qui sera utile lors de la configuration de X. Enfin, verifiez votre machine pour les problemes de configuration avec du materiel reconnu qui pourrait causer un bloquage irrecuperable pendant l'installation de Linux. +o Un systeme DOS/Windows peut utiliser un (des) disque(s) dur(s) et un CD-ROM IDE meme si les jumpers maitre/esclave ne sont pas correctement positionnes sur ces disques. Linux ne fonctionne pas ainsi. En cas de doute, verifiez vos jumpers maitre/esclave ! +o Est-ce que l'un de vos peripheriques ne possede ni jumper, ni memoire de configuration non volatile ? Si c'est le cas, vous pouvez avoir besoin d'une initialisation au demarrage via un utilitaire MS-DOS pour demarrer, et il peut etre difficilement accessible par Linux. Les CD-ROMs, les cartes sons, les cartes Ethernet et les lecteurs de bande de bas de gamme peuvent avoir ce probleme. Vous pourrez peut-etre contourner le probleme au moyen de parametres donnes a l'invite du demarrage ; lisez le ``_L_i_n_u_x _B_o_o_t _P_r_o_m_p_t _H_O_W_T_O'', pour les details. +o Certains systemes d'exploitation permettent a une souris de type bus de partager une IRQ avec d'autres dispositifs. Linux ne le permet pas ; en fait, ce genre de choses peut entrainer le bloquage de votre machine. Si vous utilisez une souris de type bus, lisez le ``_L_i_n_u_x _B_u_s _M_o_u_s_e _H_O_W_T_O'', , pour les details. Si possible, recuperez le numero de telephone d'un utilisateur Linux experimente que vous pourrez appeler en cas d'urgence. Neuf fois sur dix vous n'en n'aurez pas besoin, mais c'est rassurant de l'avoir. Evaluez le temps necessaire a l'installation. Il sera d'a peu pres une heure sur un systeme vierge ou converti en tout Linux, ou jusqu'a trois heures pour un systeme ``dual-boot'' (ceux-ci ont un taux de mauvais demarrage et de plantage bien plus eleve). 55..22.. CCrreeeerr lleess ddiissqquueetttteess ddee ````bboooott'''' eett ddee ````rroooott'''' Votre CD-ROM Linux peut contenir des aides a l'installation qui vous guideront de facon interactive pendant le processus de creation des disquettes de ``boot'', de ``root'' et de recuperation. Ce peut etre un programme d'installation MS-DOS (comme le programme redhat.exe de Red Hat), un script Unix, ou les deux. Si vous avez un tel programme et que vous pouvez l'utiliser, lisez le reste de cette section seulement pour information. Lancez le programme pour realiser l'installation -- ses auteurs connaissent certainement mieux les specificites de la distribution que moi, et vous eviterez de nombreuses etapes manuelles sujettes aux erreurs. Des informations plus detaillees sur la facon de realiser les disquettes de ``boot'' et de ``root'' se trouvent dans le `` _L_i_n_u_x _B_o_o_t_d_i_s_k _H_O_W_T_O'' ( ). Votre premiere etape sera de choisir une image de disquette de ``boot'' convenant a votre materiel. Si vous devez le faire manuellement, vous consterez generalement que soit (a) les images de ``boot'' sur votre CD-ROM portent un nom qui vous aidera a trouver celle qui convient, soit (b) il y a un fichier index decrivant chaque image. Puis, vous devrez creer des disquettes a partir de l'image ``boot'' que vous avez choisie, et a partir des images ``root'' et ``rescue''. C'est la que le programme MS-DOS RAWRITE.EXE entre en jeu. Ensuite, vous devrez avoir deux ou trois disquettes _h_a_u_t_e _d_e_n_s_i_t_e formatees MS-DOS. (Elles doivent etre du meme type ; si lr lecteur de disquettes sur lequel vous demarrez est un lecteur 3.5", vos disquettes doivent toutes etre des disquettes haute densite de 3.5".) Vous utiliserez RAWRITE.EXE pour copier les images de ``boot'' et de ``root'' sur les disquettes. Appelez-le sans parametre, de la facon suivante : C:\> RAWRITE Repondez aux questions concernant le nom du fichier a copier et la disquette de destination (A:, par exemple). RAWRITE copiera le fichier, bloc par bloc, directement sur la disquette. Utilisez aussi RAWRITE pour l'image de la disquette ``root'' (COLOR144, par exemple). Quand c'est fait, vous avez deux disquettes : l'une est la disquette ``boot'', l'autre la disquette ``root''. Ces deux disquettes ne sont plus lisibles par MS-DOS (dans un certain sens, ce sont des disquettes ``formatees Linux''). Vous pouvez utiliser les commandes dd(1) sur un systeme UNIX pour faire la meme chose. (Pour cela, vous aurez besoin d'une station de travail UNIX disposant d'un lecteur de disquettes, bien sur.) Par exemple, sur une station de travail Sun, avec un lecteur de disquette pilote par _/_d_e_v_/_r_f_d_0, vous pouvez utiliser la commande : $ dd if=bare of=/dev/rfd0 obs=18k Sur certaines stations de travail (celles de Sun, par exemple), vous devrez fournir en parametre la bonne taille de bloc de sortie (le parametre `obs') ou la commande echouera. Si vous rencontrez des problemes, la page du manuel sur dd(1) peut s'averer instructive. Assurez-vous d'utiliser des disquettes neuves et sans erreur. Les disquettes ne doivent pas avoir de blocs defectueux. Vous n'avez pas besoin de faire tourner Linux ou MS-DOS pour installer Linux. Cependant, cela facilite la creation des disquettes de ``boot'' et de ``root'' a partir de votre CD-ROM. Si vous n'avez pas de systeme d'exploitation installe sur votre machine, vous pouvez utiliser le Linux ou le MS-DOS de quelqu'un d'autre juste pour creer les disquettes, et installer a partir de la. 55..33.. RReeppaarrttiittiioonnnneerr lleess ddiissqquueess DDOOSS//WWiinnddoowwss Sur beaucoup de systemes, le disque dur est deja consacre a des partitions MS-DOS, OS/2, etc. Vous devez modifier la taille de ces partitions pour faire de la place a Linux. Si vous comptez avoir un systeme ``dual boot'', il vous est vivement conseille de lire un, ou plusieurs, des mini-HOWTOs suivants qui decrivent certaines configurations ``dual boot''. (NDT : Les traductions francaises de ces documents se trouvent sur .) +o Le Linux+DOS+Win95 mini-HOWTO, . +o Le Linux+OS2+DOS mini-HOWTO, . +o Le DOS-Win95-OS2-Linux mini-HOWTO, . +o Le Linux+Win95 mini-HOWTO, +o Le Linux+WinNT mini-HOWTO, Meme s'ils ne sont pas directement applicables a votre systeme, ils vous aideront a comprendre tout ce qui est mis en jeu. RREEMMAARRQQUUEE :: Certains Linux peuvent s'installer DANS un repertoire de votre partition MS-DOS. (Ce qui n'est pas la meme chose qu'installer Linux A PARTIR d'une partition MS-DOS). Vous utiliserez alors le systeme de fichiers ``UMSDOS'' qui vous permet de traiter un repertoire de votre partition MS-DOS comme un systeme de fichiers Linux. Vous n'aurez donc pas besoin de repartitionner votre disque dur. Je ne recommande cette methode que dans le cas ou votre disque a deja quatre partitions et qu'un repartionnement serait problematique (il ralentirait Linux a cause du surcout engendre par la traduction des noms de fichiers). Une autre raison d'utiliser UMSDOS est que cela permet d'essayer Linux avant de repartitionner. Cependant, dans la majeure partie des cas, vous devrez repartitionner votre disque comme cela est decrit ici. Si vous avez l'intention d'utiliser UMSDOS, vous devrez vous debrouiller par vous-meme -- ce type d'installation n'est pas decrit ici. A partir de maintenant, nous considerons que vous n'utilisez pas UMSDOS, et que vous devez repartitionner votre disque dur. Une _p_a_r_t_i_t_i_o_n est simplement une section du disque dur, reservee pour un systeme d'exploitation particulier. Si vous n'avez que MS-DOS installe, votre disque dur n'a probablement qu'une seule partition qui lui est entierement consacree. Pour utiliser Linux, il faut repartitionner le disque afin d'avoir une partition pour MS-DOS, et une (ou plusieurs) pour Linux. Il y a trois types de partitions : _p_r_i_m_a_i_r_e, _e_t_e_n_d_u_e, et _l_o_g_i_q_u_e. Sans entrer dans les details, les partitions primaires correspondent aux quatre partitions principales de votre disque. Cependant, si vous desirez avoir plus de quatre partitions par disque, vous devez creer une partition etendue qui peut contenir plusieurs partitions logiques. On ne stocke pas les donnees directement sur une partition etendue -- celle-ci ne sert qu'a contenir les partitions logiques. Les donnees ne sont stockees que sur des partitions primaires ou logiques. Autrement dit, la plupart des gens n'utilisent que des partitions primaires. Cependant, si vous avez besoin de plus de quatre partitions sur un disque, vous devrez creer une partition etendue. Les partitions logiques seront ensuite creees dans la partition etendue et vous aurez alors plus de quatre partitions par disque. Notez aussi que vous pouvez facilement installer Linux sur le second disque de votre machine (D: sous MS-DOS). Il suffit de preciser le nom du peripherique approprie lors de la creation des partitions Linux. Ceci est decrit en detail plus loin. Revenons au repartitionnement du disque. Le probleme avec le changement de taille des partitions est qu'il n'y a pas de moyen (facile) de le faire sans detruire les donnees stockees dans ces partitions. Par consequent, vous devrez effectuer une sauvegarde complete de votre systeme avant de repartitionner. Pour changer la taille d'une partition, on detruit simplement la(les) partition(s), et on les recree avec des tailles inferieures. RREEMMAARRQQUUEE:: FIPS est un programme MS-DOS permettant de repartitionner un disque sans detruire les donnees. Allez voir la page . Avec FIPS, un optimiseur disque (comme Norton Speed Disk), et un peu de chance, vous devriez pouvoir changer la taille de vos partitions MS-DOS sans perdre les donnees qui s'y trouvent. Il est quand meme recommande d'effectuer une sauvegarde totale avant de tenter cette operation. Si vous n'utilisez pas FIPS, la methode classique pour modifier les partitions est d'utiliser le programme FDISK. Par exemple, supposons que vous ayez un disque dur de 80 Mo entierement dedie a MS-DOS. Vous voulez le couper en deux -- 40 Mo pour MS-DOS et 40 Mo pour Linux. Pour ce faire, lancez FDISK sous MS-DOS, detruisez la partition MS-DOS de 80 Mo, et recreez une partition MS-DOS de 40 Mo a la place. Vous pouvez alors formater la nouvelle partition et reinstaller vos programmes MS-DOS a partir des sauvegardes. 40 Mo sur le disque sont inoccupes. Plus tard, vous creerez des partitions Linux sur cette portion inutilisee du disque. En resume, pour modifier la taille de vos partitions MS-DOS avec FDISK, vous devez : 1. Faire une sauvegarde complete de votre systeme. 2. Creer une disquette systeme MS-DOS avec une commande comme : FORMAT /S A: 3. Copier les fichiers FDISK.EXE et FORMAT.COM sur cette disquette, ainsi que tous les autres utilitaires dont vous pourriez avoir besoin. (Par exemple, ceux permettant de restaurer la sauvegarde). 4. Redemarrer votre ordinateur a partir de cette disquette. 5. Lancer FDISK, en lui precisant eventuellement le disque a modifier (C: ou D:, par exemple). 6. Utiliser les options du menu de FDISK afin de detruire les partitions dont vous voulez changer la taille. CCeettttee ooppeerraattiioonn ddeettrruuiirraa ttoouutteess lleess ddoonnnneeeess ddee cceess ppaarrttiittiioonnss... 7. Utiliser les options du menu de FDISK pour recreer ces partitions avec des tailles inferieures. 8. Quitter FDISK et reformater les nouvelles partitions avec la commande FORMAT. 9. Restaurez les fichiers originaux a partir de la sauvegarde. Notez que le FDISK de MS-DOS vous permettra de creer un ``disque DOS logique''. Un disque DOS logique est simplement une partition logique sur votre disque dur. Vous pouvez installer Linux sur une partition logique, mais ne la creez pas avec le programme FDISK de MS-DOS. Ainsi, si vous utilisez actuellement un disque DOS logique, et que vous voulez installer Linux a sa place, vous devez detruire le disque logique avec le FDISK de MS-DOS, et (plus tard) creer une partition logique pour Linux a sa place. Le mecanisme utilise par OS/2 et d'autres systemes d'exploitation est similaire. Lisez la documentation de ces systemes pour obtenir les details. 55..44.. CCrreeeerr ddeess ppaarrttiittiioonnss ppoouurr LLiinnuuxx Apres avoir repartitionne votre disque, vous devez creer des partitions pour Linux. Avant d'expliquer comment faire, nous allons parler des partitions et des systemes de fichiers sous Linux. 55..44..11.. PPaarrttiittiioonnss :: lleess bbaasseess Linux demande au moins une partition, pour le _s_y_s_t_e_m_e _d_e _f_i_c_h_i_e_r _r_a_c_i_n_e qui contiendra le noyau Linux et tous les programmes. Vous pouvez vous representer un _s_y_s_t_e_m_e _d_e _f_i_c_h_i_e_r_s comme une partition formatee pour Linux. Les systemes de fichiers servent a stocker les fichiers. Chaque systeme doit avoir au moins un systeme de fichiers racine. Cependant, de nombreux utilisateurs preferent utiliser plusieurs systemes de fichiers -- un pour chaque partie importante de l'arborescence des repertoires. Par exemple, vous pouvez creer un systeme de fichiers separe pour y stocker tous les fichiers se trouvant sous le repertoire _/_u_s_r. (Notez que sur les systemes UNIX, ce sont les '/' qui delimitent les repertoires et non les '\' comme sous MS-DOS). En ce cas, vous aurez un systeme de fichiers racine et un systeme de fichiers _/_u_s_r. Chaque systeme de fichiers necessite sa propre partition. Par consequent, si vous utilisez les systemes de fichiers racine et _/_u_s_r, vous devrez creer deux partitions Linux. De plus, beaucoup d'utilisateurs creent une _p_a_r_t_i_t_i_o_n _d_e _s_w_a_p, utilisee pour la memoire virtuelle. Si vous avez, disons, 4 Mo de memoire installes sur votre machine, et une partition de swap de 10 Mo, pour Linux vous aurez 14 Mo de memoire virtuelle. Lorsqu'il utilise l'espace de swap, Linux deplace les pages memoire inutilisees pour les mettre sur le disque, ce qui permet d'executer plus d'applications en meme temps sur votre systeme. Cependant, ce deplacement est lent, et ne peut remplacer la memoire physique reelle. Les applications qui necessitent beaucoup de memoire (comme X-Window) utilisent souvent un espace de swap lorsqu'il n'ont pas assez de memoire physique. Presque tous les utilisateurs de Linux emploient une partition de swap. Si vous avez 4 Mo de memoire voire moins, une partition de swap est necessaire pour installer Linux. De toutes facons, il est fortement recommande d'avoir une partition de swap, sauf si vous disposez de beaucoup de RAM physique. La taille de votre partition de swap depend de vos besoins en memoire virtuelle. On conseille souvent d'avoir au moins 16 Mo de memoire virtuelle : par consequent, si vous avez 8 Mo de RAM physique, vous creerez une partition de swap de 8 Mo. Notez que les partitions de swap ne peuvent depasser 128 Mo. Si vous avez besoin de plus de 128 Mo de swap, vous devrez donc creer plusieurs partitions de swap, et vous pouvez en avoir jusqu'a 16 en tout. Vous trouverez plus d'informations sur la theorie de la configuration de l'espace de swap et sur le partitionnement des disques dans le _L_i_n_u_x _P_a_r_t_i_t_i_o_n _m_i_n_i_-_H_O_W_T_O ( ). NNoottee :: Il est possible, bien qu'un peu delicat, de partager les partitions de swap entre Linux et Windows 95 sur un systeme ``dual boot''. Pour les details, consultez le _L_i_n_u_x _S_w_a_p _S_p_a_c_e _M_i_n_i_-_H_O_W_T_O, . RReemmaarrqquuee ##11 :: Si vous avez un disque EIDE avec une partition depassant 504 Mo, votre BIOS peut ne pas vous permettre de demarrer un systeme Linux qui y serait installe. Par consequent, mettez votre partition racine sous ces 504 Mo. Il ne devrait pas y avoir de problemes avec les disques SCSI qui ont generalement leur propre BIOS disque. Pour les details techniques, consultez le _L_a_r_g_e _D_i_s_k _M_i_n_i_-_H_O_W_T_O, . RReemmaarrqquuee ##22 :: Vous melangez les disques IDE et SCSI ? Alors attention. Votre BIOS ne vous permettra peut-etre pas de demarrer directement a partir d'un disque SCSI. 55..44..22.. TTaaiillllee ddeess ppaarrttiittiioonnss A cote de vos partitions racine et de swap, vous creerez une ou plusieurs partitions pour y mettre vos programmes et les repertoires d'accueil des utilisateurs. Bien, qu'en theorie, vous puissiez tout faire marcher avec une seule grosse partition, presque personne ne le fait. Disposer de plusieurs partitions a de nombreux avantages : +o souvent, cela diminue le temps necessaire aux verifications des systemes de fichiers qui sont effectuees au demarrage ; +o les fichiers ne peuvent grandir au dela des frontieres de partitions. En consequence, vous pouvez utiliser ces frontieres de partition comme des protections contre les programmes (comme les news Usenet) qui voudraient consommer d'enormes quantites de disque, afin de les empecher de surpeupler l'espace disque necessaire a votre noyau et au reste de vos applications ; +o si jamais vous avez un probleme sur votre disque, formater et recuperer une seule partition est une operation moins penible que d'avoir a tout refaire en partant de zero. Sur les disques actuels, une bonne configuration de base consiste en une petite partition racine (moins de 80 Mo), une partition _/_u_s_r moyenne (environ jusqu'a 300 Mo) pour contenir les logiciels systemes, et une partition _/_h_o_m_e occupant le reste de l'espace disque disponible pour les repertoires utilisateurs. Vous pouvez faire des choses plus elaborees. Par exemple, si vous savez que vous allez utiliser les forums Usenet, vous pouvez leur attribuer une partition qui leur sera dediee afin de controler leur occupation disque maximale, ou creer une partition _/_v_a_r regroupant les fichiers du courrier, des news, et les fichiers temporaires. Mais, a l'heure des disques de tres grandes capacites et tres peu chers, ces complications semblent de moins en moins necessaires pour les premieres installations Linux. Pour votre premier essai, surtout, restez simple. 55..55.. DDeemmaarrrreerr llaa ddiissqquueettttee dd''iinnssttaallllaattiioonn La premiere etape consiste a lancer la disquette de boot que vous avez creee. Normalement, tout devrait se passer sans probleme ; le prompt de demarrage du noyau devrait se terminer automatiquement apres 10 secondes. Mais, en donnant certaines options a la suite du nom du noyau, vous pouvez preciser differents parametres materiels, comme l'IRQ et l'adresse de votre controleur SCSI, ou la geometrie du disque, avant de lancer le noyau Linux. Ceci est necessaire pour les cas ou Linux ne detecte pas votre controleur SCSI ou la geometrie de votre disque. Notamment, de nombreux controleurs SCSI necessitent de specifier l'adresse du port et l'IRQ au moment du demarrage. De meme, les machines PS/1, ThinkPad, et ValuePoint d'IBM ne memorisent pas la geometrie des disques dans la CMOS, et vous devrez alors la specifier au demarrage. (Plus tard, vous saurez configurer votre systeme afin qu'il fournisse lui-meme ces parametres.) Faites attention aux messages qui s'affichent lors du demarrage du systeme. Ils enumereront et decriront le materiel que votre installation Linux a detecte. Notamment, si vous avez un controleur SCSI, vous devriez voir une liste des hotes SCSI detectes. Si vous voyez le message SCSI: 0 hosts Cela veut dire que votre controleur SCSI n'a pas ete reconnu, et que vous devez vous poser la question de savoir comment informer le noyau de son emplacement. Le systeme affichera aussi des informations sur les partitions et les peripheriques detectes. Si l'une de ces informations n'est pas correcte, ou manque, vous devrez provoquer une detection du materiel. Si tout va bien et que votre materiel semble avoir ete reconnu, vous pouvez passer a la section suivante, ``Utiliser la disquette root''. Pour forcer la detection de votre materiel, vous devez entrer les parametres corrects au prompt du demarrage en utilisant la syntaxe suivante : linux Un bon nombre de parametres sont disponibles ; nous donnons ci-dessous la liste des plus courants. Les disquettes de boot Linux recentes vous permettront, le plus souvent, de consulter un ecran d'aide decrivant ceux-ci avant de demarrer. +o _h_d_=_c_y_l_i_n_d_r_e_s_,_t_e_t_e_s_,_s_e_c_t_e_u_r_s Precise la geometrie du disque dur. Necessaire pour des machines comme le PS/1, ValuePoint, et ThinkPad d'IBM. Par exemple, si votre disque dur a 683 cylindres, 16 tetes et 32 secteurs par piste, entrez : linux hd=683,16,32 +o _t_m_c_8_x_x_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q Precise l'adresse et l'IRQ pour les controleurs SCSI TMC-8xx de Future Domain. Par exemple : linux tmc8xx=0xca000,5 Notez que le prefixe _0_x doit etre utilise pour les valeurs exprimees en hexadecimal. Ceci est vrai pour toutes les options suivantes. +o _s_t_0_x_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q Precise l'adresse et l'IRQ pour les controleurs STO2 de Seagate. +o _t_1_2_8_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q Precise l'adresse et l'IRQ pour les controleurs T128B de Trantor. +o _n_c_r_5_3_8_0_=_p_o_r_t_,_i_r_q_,_d_m_a Precise le port, l'IRQ, et le canal DMA pour les contoleurs NCR5380 generiques. +o _a_h_a_1_5_2_x_=_p_o_r_t_,_i_r_q_,_s_c_s_i___i_d_,_1 Precise le port, l'IRQ et l'identificateur SCSI pour les controleurs AIC-6260. Ceci s'applique aux controleurs Adaptec 1510, 152x, et Soundblaster- SCSI. Si vous avez des questions sur ces options de demarrage, lisez le _S_C_S_I _H_O_W_T_O, disponible sur tous les sites archives FTP Linux (NDT : Une version francaise se trouve, comme pour tous les autres HOWTOs traduits, sur ). Ce document explique la compatibilite Linux et le SCSI bien plus en detail. 55..66.. UUttiilliisseerr llaa ddiissqquueettttee rroooott Apres le demarrage de la disquette de boot, vous serez invite a inserer la ou les disquettes root. Otez la disquette de boot du lecteur, inserez la disquette root, puis tapez _E_n_t_r_e_e pour continuer. Eventuellement, une deuxieme disquette root vous sera demandee. Ce qui se passe, en fait, c'est que la disquette boot fournit un mini- systeme d'exploitation qui (parce que le disque dur n'est pas prepare) utilise une partie de la RAM comme un disque virtuel (appele, assez logiquement, un `ramdisk'). Les disquettes root chargent sur le ramdisk un petit nombre de fichiers et d'outils d'installation que vous utiliserez pour preparer votre disque dur et installer Linux dessus a partir de votre CD-ROM. 55..66..11.. CChhooiissiirr uunnee iinnssttaallllaattiioonn EEGGAA oouu XX Cette etape realisee, les anciens Linux (dont la Slackware) lancaient un shell et vous demandaient d'entrer manuellement les commandes d'installation dans un ordre determine. Ceci est encore possible, mais les versions plus recentes demarrent en lancant un programme d'installation fenetre qui vous guide de facon interactive a travers ces etapes en vous fournissant un maximum d'aide. Vous aurez surement la possibilite de configurer X, ainsi le programme d'installation pourra etre graphique. Si vous choisissez cette facon de faire, le programme d'installation vous questionnera sur votre souris et votre type d'ecran avant de commencer l'installation proprement dite. Lorsque l'installation de Linux aura ete realisee, cette configuration sera sauvegardee. Vous pourrez affiner le fonctionnement de votre ecran plus tard, par consequent, lors de cette etape, vous pouvez commencer avec un mode SVGA 640x480 de base. X n'est pas necessaire pour l'installation, mais (en supposant que l'on sache configurer la souris et l'ecran), beaucoup de gens trouvent l'interface graphique plus facile a utiliser. De toutes facons, vous serez amenes a installer X, donc le faire des le debut est une chose plutot sensee. Suivez simplement les indications du programme. Elles vous guideront a travers les etapes necessaires a la preparation du disque, a la creation des comptes utilisateurs et a l'installation des paquetages a partir du CD-ROM. Dans les sections suivantes, nous decrirons quelques parties epineuses de l'installation comme si vous les realisiez a la main. Ceci devrait vous aider a comprendre ce que fait le programme d'installation, et pourquoi. 55..66..22.. UUttiilliisseerr ffddiisskk et cfdisk Votre premiere etape d'installation, une fois que la disquette root Linux a ete lancee, sera de creer ou d'editer les tables de partitions de vos disques. Meme si vous avez deja utilise FDISK pour configurer vos partitions, vous devez revenir a la table des partitions et rajouter des informations specifiques a Linux. Pour creer ou editer des partitions Linux, nous utiliserons la version Linux du programme fdisk, ou sa version orientee ecran cfdisk. En general, le programme d'installation recherchera une table des partitions deja existante et proposera de lancer fdisk ou cfdisk sur elle pour vous. Des deux programmes, cfdisk est vraiment le plus facile a utiliser, mais ses versions actuelles sont aussi moins tolerantes vis a vis d'une table de partitions inexistante ou mal faite. Par consequent, vous pouvez (surtout si vous faites une installation sur du materiel vierge) devoir commencer avec fdisk afin de vous placer dans une situation que cfdisk saura gerer. Essayez de lancer cfdisk ; s'il y a des problemes, lancez fdisk. (Une bonne facon de proceder, si vous creez un systeme tout Linux et que cfdisk provoque des erreurs, est d'utiliser fdisk pour detruire toutes les partitions existantes et de relancer cfdisk pour editer la table vide.) Quelques remarques sur fdisk et cfdisk : les deux programmes prennent en parametre le nom du disque sur lequel vous souhaitez creer les partitions Linux. Les noms des pilotes de disques durs sont : +o _/_d_e_v_/_h_d_a Premier disque IDE +o _/_d_e_v_/_h_d_b Second disque IDE +o _/_d_e_v_/_s_d_a Premier disque SCSI +o _/_d_e_v_/_s_d_b Second disque SCSI Par exemple, pour creer des partitions Linux sur le premier disque dur SCSI de votre systeme, utilisez la commande (votre programme d'installation peut la generer a partir d'un choix du menu) : cfdisk /dev/sda Si vous utilisez fdisk ou cfdisk sans parametre, _/_d_e_v_/_h_d_a est pris par defaut. Pour creer des partitions Linux sur le second disque de votre systeme, specifiez simplement soit _/_d_e_v_/_h_d_b (pour un disque IDE), soit _/_d_e_v_/_s_d_b (pour un disque SCSI) au moment de lancer fdisk. Vos partitions Linux n'ont pas besoin d'etre toutes sur le meme disque. Par exemple, vous pouvez creer la partition du systeme de fichier racine sur _/_d_e_v_/_h_d_a et votre partition de swap sur _/_d_e_v_/_h_d_b. Pour ce faire, lancez simplement fdisk ou cfdisk une seule fois pour chaque disque. Sous Linux, les partitions ont un nom base sur le disque auquel elles appartiennent. Par exemple, la premiere partition du disque _/_d_e_v_/_h_d_a s'appelle _/_d_e_v_/_h_d_a_1, la seconde _/_d_e_v_/_h_d_a_2, et ainsi de suite. Si vous avez des partitions logiques, elles sont numerotees en partant de _/_d_e_v_/_h_d_a_5, _/_d_e_v_/_h_d_a_6 etc. RREEMMAARRQQUUEE :: Il est preferable de ne pas creer, ou detruire, des partitions d'autres systemes d'exploitation que Linux avec les programmes fdisk ou cfdisk de Linux. Autrement dit, ne creez pas ou ne supprimez pas des partitions MS-DOS avec cette version de fdisk ; utilisez plutot la version MS-DOS de FDISK. Si vous essayez de creer une partition MS-DOS avec le fdisk de Linux, il y a de grandes chances pour que MS-DOS ne reconnaisse pas cette partition et ne se lance pas correctement. Voici un exemple d'utilisation de fdisk. Nous avons une unique partition MS-DOS occupant 61693 blocs sur le disque, le reste est disponible pour Linux. Sous Linux, un bloc fait 1024 octets, par consequent 61693 blocs representent a peu pres 61 Mo. Nous ne creerons que deux partitions dans cet exemple : une pour le swap et une pour la racine. Vous etendrez probablement cette configuration a quatre partitions en ligne selon les recommandations suivantes : une pour le swap, une pour le systeme de fichiers racine, une pour les logiciels systemes et une pour la zone des repertoires des utilisateurs. D'abord, nous utilisons la commande ``p'' pour afficher la table de partition courante. Comme on peut le constater, _/_d_e_v_/_h_d_a_1 (la premiere partition de _/_d_e_v_/_h_d_a) est une partition DOS de 61693 blocs. Command (m for help): p Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders Units = cylinders of 608 * 512 bytes Device Boot Begin Start End Blocks Id System /dev/hda1 * 1 1 203 61693 6 DOS 16-bit >=32M Command (m for help): Puis, nous utilisons la commande ``n'' pour creer une nouvelle partition. La partition racine Linux aura une taille de 80 Mo. Command (m for help): n Command action e extended p primary partition (1-4) p On nous donne alors le choix entre la creation d'une partition etendue ou primaire. Dans la plupart des cas, on utilisera des partitions primaires, a moins que l'on ait besoin de plus de quatre partitions sur un meme disque. Voir la section sur le repartitionnement, ci- dessous, pour plus d'informations. Partition number (1-4): 2 First cylinder (204-683): 204 Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (204-683): +80M Le premier cylindre doit etre le premier cylindre libre APRES la fin de la partition precedente.. Dans notre cas, _/_d_e_v_/_h_d_a_1 se termine sur le cylindre 203, nous demarrerons donc la nouvelle partition au cylindre 204. Comme on peut le constater, si l'on utilise la notation ``+80M'', celle-ci specifie une partition de 80 Mo. De meme, la notation ``+80K'' specifierait une partition de 80 Ko, et ``+80'' une partition qui ne ferait que 80 octets. Warning: Linux cannot currently use 33090 sectors of this partition Si vous voyez cet avertissement, vous pouvez l'ignorer. Il provient d'une ancienne restriction qui limitait les systemes de fichiers Linux a 64 Mo. Cependant, avec les nouveaux types de systemes de fichiers, ce n'est plus le cas... Les partitions peuvent aller jusqu'a 4 To. Puis, nous creeons notre partition de swap de 10 Mo, _/_d_e_v_/_h_d_a_3. Command (m for help): n Command action e extended p primary partition (1-4) p Partition number (1-4): 3 First cylinder (474-683): 474 Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (474-683): +10M A nouveau, nous affichons le contenu de la table de partition. Assurez-vous de noter ces informations, notamment la taille de chaque partition en blocs. Vous aurez besoin de celles-ci plus tard. Command (m for help): p Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders Units = cylinders of 608 * 512 bytes Device Boot Begin Start End Blocks Id System /dev/hda1 * 1 1 203 61693 6 DOS 16-bit >=32M /dev/hda2 204 204 473 82080 83 Linux native /dev/hda3 474 474 507 10336 83 Linux native Notez que la partition de swap Linux (ici, _/_d_e_v_/_h_d_a_3) a le type ``Linux native''. On doit changer ce type en ``Linux swap'' afin que le programme d'installation la reconnaisse comme partition de swap. Pour ce faire, on utilise la commande ``t'' de fdisk : Command (m for help): t Partition number (1-4): 3 Hex code (type L to list codes): 82 Si vous utilisez ``L'' pour obtenir la liste des types, vous verrez que 82 est le type qui correspond au swap Linux. Pour quitter fdisk et sauvegarder les changements dans la table de partition, on utilise la commande ``w''. Pour quitter fdisk SANS sauvegarder les changements, on utilise la commande ``q''. Apres avoir quitte fdisk, le systeme peut vous demander de relancer le systeme afin d'etre sur que les modifications soient prises en compte. En general, on n'a pas besoin de redemarrer apres avoir utilise fdisk -- les versions recentes de fdisk et cfdisk sont suffisamment evoluees pour mettre a jour les partitions sans redemarrer. 55..66..33.. EEttaappeess ssuuiivvaanntteess Apres avoir edite les tables de partitions, le programme d'installation devrait les consulter et vous proposer d'activer la partition de swap. Repondez oui. (Attention, il se peut que, sur un systeme ``dual boot'', l'une des partitions non Linux apparaisse comme une partition de swap) Puis, le programme vous demandera d'associer des noms de systemes de fichiers Linux (comme _/_, _/_u_s_r_, _/_v_a_r_, _/_t_m_p_, _/_h_o_m_e_, _/_h_o_m_e_2, etc.) a chacune des partitions non swap que vous desirez utiliser. Il existe une seule regle pour cela. Il doit y avoir un systeme de fichiers racine, appele _/, et on doit pouvoir demarrer dessus. Vous pouvez appeler vos autres partitions Linux comme vous voulez, mais certaines conventions concernant leurs noms vous simplifieront probablement la vie plus tard. Plus haut, je recommandais une configuration basee sur trois partitions comprenant une petite racine, une partition systeme moyenne et une grosse partition utilisateur. Traditionnellement, elles doivent s'appeler _/_, _/_u_s_r, et _/_h_o_m_e. Le nom peu intuitif `_/_u_s_r' vient des temps ou les systemes Unix (beaucoup plus petits) melangaient les logiciels systemes et les repertoires utilisateurs sur une seule partition non racine. Le fonctionnement de certains logiciels depend de son existence. Si vous avez plus d'une zone pour les repertoires des utilisateurs, la convention veut qu'on les nomme _/_h_o_m_e_, _/_h_o_m_e_2_, _/_h_o_m_e_3, etc. Ceci peut arriver lorsque l'on a deux disques physiques. Sur mon systeme, par exemple, la configuration est la suivante : Filesystem 1024-blocks Used Available Capacity Mounted on /dev/sda1 30719 22337 6796 77% / /dev/sda3 595663 327608 237284 58% /usr /dev/sda4 1371370 1174 1299336 0% /home /dev/sdb1 1000949 643108 306130 68% /home2 En realite, le second disque (sdb1) n'est pas entierement dedie a _/_h_o_m_e_2 ; les partitions de swap sur sda et sdb ne sont pas montrees dans cette liste. Vous pouvez constater que _/_h_o_m_e est l'importante zone libre sur sda et _/_h_o_m_e_2 la zone utilisateurs sur sdb. Si vous voulez creer une partition pour les fichiers spool, temporaires, de courriers, et des news, appelez-la _/_v_a_r. Sinon, faites un _/_u_s_r_/_v_a_r et creez un lien symbolique nomme _/_v_a_r pointant dessus (le programme d'installation peut vous proposer de le faire). 55..77.. IInnssttaalllleerr lleess ppaaqquueettaaggeess Lorsque vos partitions ont ete preparees, le reste de l'installation est presque automatique. Votre programme d'installation (qu'il soit EGA ou X) vous guidera a travers une serie de menus qui vous permettront de specifier le CD-ROM a partir duquel vous installez, les partitions a utiliser, etc. Nous n'allons pas decrire ici la plupart des specificites de cette etape de l'installaion. C'est une des parties qui varie le plus entre les distributions Linux (generalement, les distributeurs y rivalisent entre eux pour valoriser leur produit), mais c'est aussi la plus simple. Les programmes d'installation sont plutot bien auto-documentes et avec de bons ecrans d'aide. 55..88.. AApprreess ll''iinnssttaallllaattiioonn ddeess ppaaqquueettaaggeess Lorsque l'installation est finie, et que tout s'est bien passe, le programme d'installation vous proposera plusieurs options pour configurer votre systeme avant son premier demarrage a partir du disque dur. 55..88..11.. LLIILLOO,, llee LLIInnuuxx LLOOaaddeerr LILO (qui signifie LInux LOader) est un programme vous permettant de lancer Linux (ainsi que d'autres systemes d'exploitation comme MS-DOS) a partir de votre disque dur. On peut vous donner la possibilite d'installer LILO sur votre disque dur. A moins que vous n'utilisiez OS/2, repondez `oui'. OS/2 a des besoins particuliers, voir ``Custom LILO Configuration'' ci-dessous. Installer LILO comme chargeur principal evite d'avoir besoin d'une disquette de demarrage ; au lieu de cela, a chaque demarrage, vous pouvez indiquer a LILO quel systeme lancer. 55..88..22.. CCrreeeerr uunnee ddiissqquueettttee ddee ddeemmaarrrraaggee ((ooppttiioonn)) Il est possible que l'on vous propose de creer une ``disquette de demarrage standard'', que vous pourrez utiliser pour lancer votre systeme Linux nouvellement installe. (Il s'agit d'une ancienne methode, plutot peu pratique, qui suppose que vous demarrez normalement sur DOS et que vous utilisez une disquette de demarrage pour lancer Linux.) Pour la creer, vous aurez besoin d'une disquette haute-densite, formatee MS-DOS et vierge. Inserez celle-ci lorsqu'on vous le demande et la disquette de demarrage sera generee. (Ce n'est pas la meme chose qu'une disquette de demarrage d'installation, et vous ne pouvez remplacer l'une par l'autre !) 55..88..33.. CCoonnffiigguurraattiioonnss ssyysstteemmee ddiivveerrsseess La procedure qui suit l'installation peut aussi vous conduire a travers differents menus vous permettant de configurer votre systeme. Ceci comprend la specification de votre modem et de votre souris, ainsi que votre zone horaire. Laissez-vous guider par les options du menu. Elle peut aussi vous demander de creer des comptes utilisateurs ou de donner un mot de passe pour le compte root (administrateur). Ce n'est pas complique et vous n'avez qu'a suivre les instructions affichees a l'ecran. 66.. DDeemmaarrrreerr vvoottrree nnoouuvveeaauu ssyysstteemmee Si tout se passe comme prevu, vous devriez pouvoir demarrer Linux a partir du disque dur en utilisant LILO. Sinon, vous devriez pouvoir lancer votre disquette de demarrage Linux (pas la disquette de demarrage originale, mais celle creee apres l'installation des paquetages). Apres le demarrage, loggez vous sous le login _r_o_o_t. Bravo ! Vous avez votre systeme Linux personnel. Si vous demarrez en utilisant LILO, essayez de presser les touches _s_h_i_f_t ou _c_o_n_t_r_o_l_e pendant le demarrage. Ceci vous presentera une invite de demarrage ; pressez la touche _t_a_b pour avoir la liste des options. De cette facon, vous pourrez lancer Linux, MS-DOS, ou n'importe quel systeme directement a partir de LILO. 77.. AApprreess vvoottrree pprreemmiieerr ddeemmaarrrraaggee Vous devriez maintenant voir l'invite de login de Linux. Felicitations ! 77..11.. DDeebbuutt ddee ll''aaddmmiinniissttrraattiioonn ssyysstteemmee Selon les phases d'installation, vous pouvez maintenant etre amenes a creer des comptes, changer le nom de votre machine, ou (re)configurer X. Il y a beaucoup d'autres choses que vous pouvez mettre en place et configurer, par exemple les dispositifs de sauvegarde, les liaisons SLIP/PPP vers un fournisseur d'acces Internet, etc. Un bon livre sur l'administration des systemes UNIX devrait vous y aider. (Je suggere _E_s_s_e_n_t_i_a_l _S_y_s_t_e_m_s _A_d_m_i_n_i_s_t_r_a_t_i_o_n, edite par O'Reilly and Associates.) Vous devriez aussi lire les divers autres HOWTOs Linux, comme le _N_E_T_-_2_-_H_O_W_T_O et _P_r_i_n_t_i_n_g_-_H_O_W_T_O (NDT : disponibles en francais, comme la majeure partie des autres HOWTOS , sur ftp.lip6.fr/pub/linux), pour obtenir des informations sur les autres taches de configuration. 77..22.. CCoonnffiigguurraattiioonn ppeerrssoonnnnaalliisseeee ddee LLIILLOO LILO est un chargeur de boot pouvant etre utilise pour choisir soit Linux, soit MS-DOS ou un autre systeme d'exploitation au demarrage. Il y a de grandes chances pour que votre distribution ait automatiquement configure LILO pour vous lors de l'installation (a moins que vous n'utilisiez OS/2, c'est ce que vous devriez avoir fait). Si c'est le cas vous pouvez sauter le reste de cette section. Si vous avez installe LILO comme chargeur de boot _p_r_i_n_c_i_p_a_l, celui-ci prendra en charge la premiere etape du processus de demarrage pour tous les systemes d'exploitation presents sur votre disque. Ceci fonctionne bien si MS-DOS est le seul autre systeme d'exploitation installe. Cependant, vous pouvez aussi utiliser OS/2, qui a son propre gestionnaire de demarrage. En ce cas, le gestionnaire de demarrage d'OS/2 doit etre le chargeur de boot principal et vous n'utiliserez LILO (comme chargeur de boot _s_e_c_o_n_d_a_i_r_e) que pour lancer Linux. Remarque importante pour ceux qui utilisent des systemes EIDE : a cause d'une limitation du BIOS, vos secteurs de boot doivent se trouver sur l'un des deux premiers disques physiques, ceci quel que soit le systeme d'exploitation. Sinon, LILO s'arretera apres avoir affiche "LI", d'ou que vous le lanciez. Si vous devez configurer LILO manuellement, il faudra editer le fichier _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f. Nous presentons ci-dessous un exemple de fichier de configuration LILO, ou la partition racine de Linux se trouve sur _/_d_e_v_/_h_d_a_2, et ou MS-DOS est installe sur _/_d_e_v_/_h_d_b_1 (second disque dur). # Indique a LILO qu'il doit s'installer comme chargeur principal sur /dev/hda. boot = /dev/hda # Image de demarrage a installer ; vous n'avez probablement pas a la changer install = /boot/boot.b # Enchainement pour le demarrage de Linux. image = /vmlinuz # Le noyau est dans /vmlinuz label = linux # on lui donne le nom "linux" root = /dev/hda2 # on utilise /dev/hda2 comme systeme de fichiers racine vga = ask # Demande pour le mode VGA append = "aha152x=0x340,11,7,1" # Ajoutez ceci aux options de demarrage, # pour detecter le controleur SCSI # Enchainement pour le demarrage de MS-DOS other = /dev/hdb1 # La partition MS-DOS label = msdos # on lui donne le nom "msdos" table = /dev/hdb # Table de partition pour le second disque Apres avoir edite _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f, lancez la commande /sbin/lilo sous le compte _r_o_o_t. Ceci installera LILO sur votre disque. Notez que vous devez relancer /sbin/lilo a chaque recompilation de votre noyau afin de faire correctement pointer le chargeur de boot sur le nouveau noyau (vous n'avez pas besoin de vous soucier de cela pour le moment, mais rappelez-vous en). Remarquez comment l'option _a_p_p_e_n_d est utilisee dans _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f pour specifier les parametres de demarrage comme nous l'avons fait lorsque nous avons demarre a partir de la disquette de boot. Vous pouvez maintenant relancer votre systeme a partir du disque dur. Par defaut, LILO lancera le premier systeme d'exploitation present dans la liste du fichier de configuration : Linux dans notre cas. Afin de disposer d'un menu de demarrage vous permettant de choisir un autre systeme d'exploitation, maintenez les touches _s_h_i_f_t ou _c_t_r_l enfoncees pendant que le systeme demarre ; vous devriez voir le message suivant (ou equivalent) : Boot: Entrez alors le nom du systeme d'exploitation que vous voulez lancer (donne par la ligne _l_a_b_e_l du fichier de configuration ; ici, soit _l_i_n_u_x soit _m_s_d_o_s), ou pressez _t_a_b pour en avoir la liste. (NDT : Attention, a ce moment votre clavier est encore en QWERTY !) Supposons maintenant que vous utilisiez LILO comme chargeur de boot secondaire ; si vous voulez lancer Linux a partir du gestionnaire de demarrage d'OS/2, par exemple. Afin de demarrer une partition Linux a partir du gestionnaire de demarrage d'OS/2, malheureusement, vous devez creer la partition en utilisant le FDISK d'OS/2 (pas celui de Linux), et formater celle-ci en type FAT ou HPFS pour qu'OS/2 la reconnaisse. (Merci IBM...) Afin que LILO lance Linux a partir du gestionnaire de demarrage d'OS/2, installez LILO sur votre systeme de fichiers racine (_/_d_e_v_/_h_d_a_2, dans l'exemple). En ce cas, le fichier de configuration devrait ressembler a ceci : boot = /dev/hda2 install = /boot/boot.b compact image = /vmlinuz label = linux root = /dev/hda2 vga = ask Notez le changement dans la ligne _b_o_o_t . Apres avoir lance /sbin/lilo vous devriez pouvoir ajouter la partition Linux au gestionnaire de demarrage. Ce mecanisme devrait fonctionner pour les chargeurs de boot d'autres systemes d'exploitation. 88.. AAddmmiinniissttrriivviiaa 88..11.. CCoonnddiittiioonnss dd''uuttiilliissaattiioonnss Ce document est copyright 1996 par Eric S. Raymond. Vous pouvez l'utiliser, le distribuer et le reproduire librement a condition de : +o ne pas omettre ou modifier cette note de copyright ; +o ne pas omettre ou modifier le numero de version et la date ; +o ne pas omettre ou modifier le pointeur du document sur la version WWW actuelle ; +o clairement indiquer les versions resumees ou modifiees comme telles. Ces restrictions sont destinees a proteger les lecteurs potentiels contre des versions obsoletes ou mutilees. Si vous pensez avoir une bonne raison qui pourrait justifier une exception, demandez-le moi. 88..22.. RReemmeerrcciieemmeennttss Merci a Matt D. Welsh, qui est a l'origine de ce HOWTO. J'ai ote beaucoup des contenus specifiques a la distribution Slackware et recentre le reste de ce document sur une installation CD-ROM, mais une part importante de son contenu est toujours de lui. La version 4.1 a ete susbtanciellement amelioree par les suggestions de David Shao .